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lundi 28 juillet 2008

Wanted : Choisis ton destin


Wesley Gibson a le sentiment de ne pas être à sa place dans sa vie trop banale. Une nana le gonflant et le cocufiant avec son collègue. Un boulot et une boss l’ennuyant au plus haut point quand ils ne lui donnent pas des sueurs froides.
Jusqu’à ce qu’il se trouve pris dans une fusillade juste après qu’une mystérieuse femme l’ait abordé. Jusqu’à ce qu’il apprenne que son destin est d’être un tueur dans une société secrète…


3 raisons d’aimer
  • Les cascades. Toutes dans la démesure. Très honnêtement rien n’est crédible dans les scènes d’actions. N’empêche qu’elles sont superbement chorégraphiées et tournées. Très agréables à regarder. J’ai froncé quelques fois les sourcils mais pas détaché mon regard de l’écran (sauf quand y’avait trop de sang).oui
  • Le rythme très enlevé tout du long. J’étais très fatiguée avant cette séance. Mes yeux commençant à se fermer tous seuls. Mais je n’ai pas baillé une seule fois pendant le film mené tambour battant.
  • Le petit truc en plus. Wanted est presque un film de bourrin. Presque seulement car cette adaptation d’un comic récent a le petit truc original qui fait que j’ai accroché à l’histoire (et je ne suis pas fan de tous les films 100% action).

3 raisons de bouder
  • La musophobie. Encore quelques scènes de rats qui m’ont fait frissonner dans mon siège.
  • L’hématophobie.
  • La ballistophobie ou machairophobie.

En bref ? Un film d’action intéressant qui m’a fait passer un bon moment. Pas le film du siècle. Simplement un bon moment.

Un extrait ? « On n’envoie pas des mouton pour tuer un loup. »

dimanche 27 juillet 2008

Le premier jour du reste de ta vie


Pas UN premier jour. Mais cinq premiers jours du reste de leurs vies. Vous savez, ces journées où tout est différent de la veille. Où la vie prend un tournant sans possibilité de revenir en arrière.
Ces cinq journées décisives (étalées sur des années) sont vécues par les cinq membres d’une même famille. Robert et Marie-Jeanne, les parents, encore follement amoureux. Leurs enfants, Albert, l’intelligent, Raphaël, paumé dans sa vie, et Fleur, la premier dernière qu’on voit grandir.

3 raisons d’aimer
  • Un portrait d’une famille. Un portrait attendrissant car réaliste. Dans les bons et moins bons moments. Un portrait à travers des années. Un portrait dessiné par touches.
  • Les deux dernières images. Simplement magnifiques. Ce sont elles qui ont fini de me tirer les larmes des yeux.
  • Jacques. Zabou. Déborah. Marc-André. Pio. Pierre. Et même Gilles et François-Xavier. Autant de raisons d’aimer. Parmi eux, il y a même plusieurs barbus. Autant de raisons pour moi de craquer totalement…

3 raisons de bouder
  • Les histoires de famille vous désintéressent totalement. Voire vous faites carrément une allergie à la famille.
  • Vous n’aimez pas les bons films français. Celui-là en est indéniablement un.
  • Et puis je n’ai pas de troisième raison. Parce que moi j’ai adoré et pis c’est tout.

En bref ? Un très beau film qui m’a profondément touchée. Une histoire simple mais simplement belle.

Un extrait ? « Un jour t’auras tellement de choses à faire demain que le reste de ta vie n’y suffira pas. »

mercredi 16 juillet 2008

Kung Fu Panda


D’un côté, 5 quasi maîtres Kung-fu, Tigresse, Mante, Grue, Vipère, Singe. De l’autre. Un panda empoté, enrobé et maladroit. Ils n’ont rien de commun. Si ce n’est l’admiration du dernier pour les premiers.
C’est justement en cherchent par tous les moyens à assister à une démonstration, que le panda Po est désigné comme le légendaire Guerrier du Dragon. Un guerrier attendu par tous alors que l’abominable Taï Lung vient de s’évader de prison...


3 raisons d’aimer
  • La qualité. Dessins impeccables. Animation léchée. Scénario travaillé. Voix célèbres. Il y a tout objectivement pour classer ce film d’animation parmi ceux de qualité. Il l’est indéniablement.
  • Les rires et le sourire. Rires francs et nombreux pendant la séance. Sourire vissé au visage à la sortie. Une source de bonne humeur.
  • La bataille du ravioli. Géniale. Voire même topissime.

3 raisons de bouder
  • Vous avez perdu toute once d’âme d’enfant. Qui en a un tout petit peu ne peut pas détester.
  • Vous êtes allergique aux dessins animés de la famille Disney/Pixar/Dreamworks. Allergique aux morales, imagée, mais bien présente, consensuelle. Allergique au déroulement plutôt convenu et très hollywoodien.
  • Vous refusez toute idée de violence. Pasque einh bon. Ca fait crècrè peur. Ca castagne crècrè fort. Kung Fu Panda, c’est pas pour les froussards.

En bref ?
Un vrai bon dessin animé, agréable et donnant la pêche. Enfantin mais pas creux. Léger et drôle. Pour tous publics, des petits bouts aux très grands enfants.

Un extrait ? « Hier est derrière. Demain est un mystère. Aujourd’hui est un cadeau. C’est pourquoi il est appelé présent. »

lundi 7 juillet 2008

Valse avec Bachir


Ari n’aucun souvenir de ce qui s’est passé 20 ans auparavant. Cette période où il était soldat israélien pendant la guerre civile libanaise dans laquelle Israël avait choisi un camp.
Aucun souvenir jusqu’à ce qu’un ami lui raconte le cauchemar qu’il fait chaque nuit. Et qu’une mystérieuse image lui apparaisse. Un évènement qui se serait passé la nuit du massacre de Sabra et Chatila
Ari entame alors une enquête sur cette guerre, espérant retrouver la mémoire. Il réunit les souvenirs de soldats de cette guerre. Se rapprochant de la nuit du massacre. Peu à peu ses propres souvenirs refont surface.

3 raisons d’aimer
  • La Valse, c’est un film d’animation intelligent. La preuve, il est coproduit par Arte. La preuve, il a été présenté en sélection officielle du dernier Festival de Cannes. La preuve, il est sujet de critiques dithyrambiques de toute la presse.
  • La Valse, c’est un film biographique. Et autobiographique. Un récit multi facettes. Présentant la guerre à travers les yeux de jeunes soldats. A travers leurs récits de souvenirs. Un film sur la mémoire également.
  • La Valse, c’est un film documentaire. Enseignant sur une page de l’histoire qui je méconnaissais (qui a dit comme d’habitude ?). Une petite recherche à la sortie de la séance. Une séance se clôturant par un silence des plus complets et lourds au moment où la lumière se rallume. Un silence comme je n’en ai que rarement vécu à une fin de film. Les dernières images flottaient encore dans l’air.

3 raisons de bouder
  • C’est totalement subjectif. Mais je n’ai pas accroché au graphisme. Les dessins sont beaux mais ne m’ont pas touchée. C’est seulement une question de sensibilité.
  • Toujours dans ma subjectivité. Je ne suis pas rentrée dans l’histoire en continu. A certains moments, j’ai largement décroché. J’ai trouvé le ton trop détaché et froid. L’histoire aurait pu me bouleverser mais l’émotion n’est pas montée en moi.
  • Le sujet dur. Ce n’est pas un film évident. Le traitement demandant de la concentration au spectateur. A éviter dans l’optique d’une soirée légère et purement divertissante.

En bref ? Un film d’animation plus instructif qu’émotionnant. Dans le genre biographie du Proche/Moyen-Orient, j’avoue que je lui ai largement préféré le moins noir Persepolis.

Un extrait ? « La mémoire est dynamique et vivante. »

lundi 30 juin 2008

Le témoin amoureux


L’histoire est classique d’une comédie romantique. Deux vieux amis. Hannah craque depuis des années sur Tom. Tom court depuis toujours après toutes les femmes qu’il croise. Toutes sauf Hannah. Toutes mais en respectant toujours ses propres règles. La première étant de ne pas sortir avec la même deux soirs de suite.
Lorsqu’elle part travailler en Ecosse, il se réalise combien elle lui manque. Combien elle occupe de place dans sa vie. Combien les autres femmes ne comblent pas son absence. En résumé : combien il est amoureux d’elle. Décidé à lui révéler ses sentiments, il n’avait pas prévu qu’Hannah revienne un fiancé à son bras. Lui demandant d’être sa « demoiselle d’honneur »…


3 raisons d’aimer


  • Vous êtes totalement amoureuse de Patrick Dempsey. Je connais quelques fans du Docteur Mamour. Elles trouvent ici 1h40 pour se rincer l’œil. Malheureusement pour moi, je ne prends pas ainsi mon plaisir. Par contre, j’ai trouvé sa partenaire, Michelle Monaghan, très mimi, nature et craquante. Pour finir les acteurs, ce film est la dernière apparition à l’écran de Sydney Pollack

  • La légère comédie romantique. Clairement ce témoin amoureux est de cette catégorie, dès le titre, dès l’affiche. Pour n’en jamais sortir jusqu’au final sans surprise. Pour une séance entre filles. Pour une séance de détente totale. Pour une séance d’évasion. Pour une séance sans prise de tête. Il est convenable.

  • Vous êtes amoureux de votre meilleur(e) ami(e) sur le point de se marier avec un flamboyant écossais (ou une séduisante suédoise) et cherchez comment lui déclarer votre flamme avant qu’il soit trop tard.

3 raisons de bouder



  • Une comédie romantique. Loin des meilleures du genre. Le film est bourré de clichés. Ne proposant rien d’original. Hormis quelques idées amusantes, me tirant un léger sourire. Hormis cela, j’ai passé des moments à la limite de l’ennui. Voire de la consternation à la fin chutant dans le n’importe quoi total.

  • Le commercial à outrance. Les productions hollywoodiennes sont rarement des chefs d’œuvre. Certains ont néanmoins certaines qualités. D’autres sont fait dans l’unique objectif commercial, sans grand respect du spectateur. Celui-ci se range indéniablement parmi les seconds. Recyclant plusieurs acteurs de séries télé, Patrick Dempsey en premier. Largement sponsorisé par Starbucks, via Tom vivant de ses rentes d’inventeur de collier de gobelet.

  • Vous allez vous marier avec une femme ou un homme ayant un(e) meilleur(e) ami(e) du sexe opposé. Gaffe à la parano après la séance !!


En bref ? Un film au très léger pouvoir divertissant mais surtout très oubliable. Un film non nécessaire mais faisant passer le temps pas trop désagréablement.

Un extrait ? Difficile de choisir tellement les dialogues sont pauvres. Mais j’ai bien aimé cette expression de la règle de Tom : « Pas de bite repetita »

dimanche 29 juin 2008

Un jour, peut-être


Definitely, Maybe. Le titre en VO, bien plus joli et approprié, je trouve.

Tout commence quand est enseigné le premier cours d’éducation sexuelle dans une classe. Le sujet intrigue une élève dont les parents sont en plein divorce. A la sortie de l’école, elle exige de son papa qu’il lui raconte son histoire amoureuse, en particulier celle avec sa maman.
Ca se complique quand il lui pose une énigme sentimentale. Qu’elle reconnaisse sa maman parmi les trois femmes de sa vie. Trois femmes avec lesquelles il a joué un drôle de ballet de vie…


3 raisons d’aimer


  • L’originalité de point de vue. Celui d’un père se racontant à sa fille. Cela apporte un rythme, entre le passé paternel et les réactions enfantines. Mais aussi l’originalité de ton dans cette comédie sentimentale, mais pas que. C’est aussi traité sur le ton de l’enquête. C’est aussi un film évoquant une période politique. C’est aussi un film parlant d’une relation père-fille.

  • Des acteurs craquants. De l’homme central, Ryan Reynolds à croquer (Monsieur Scarlett Johansson à la ville). Trois prétendantes ravissantes, Isla Fisher (Madame Sacha Baron Cohen alias Borat), Elizabeth Banks et Rachel Weisz. Et Abigail Breslin, qui a un peu grandi depuis Little Miss Sunshine, mais toujours aussi mimi.

  • L’espoir. Vous venez de sortir d’une rupture douloureuse ? Ce film enseigne que rien n’est jamais totalement perdu en amour. Que dans la vie, on a plus d’une chance. Que rater une marche n’est pas dévaler l’escalier. Il faut juste savoir rebondir et repartir pour avancer.


3 raisons de bouder


  • Les incongruités. Il y a parfois un certain manque de crédibilité. Un père peut-il raconter autant de détails de sa vie amoureuse à sa fillette d’à peine 10 ans ? Parfois un brin énervant par les réactions de certains personnages. Mais cela ne m’a pas arrêtée et je trouve l’ensemble touchant.

  • Vous n’aimez pas les histoires sentimentales ? Fuyez ! Ici ça parle de sentiments à tous bouts de champ.

  • Vous cherchez de l’intellectuel ? Fuyez ! Ici la volonté est toute divertissement léger.


En bref ? Une séance bien sympathique. Bien entendu, ce n’est pas le film du siècle. Mais c’est un film qui ne fait pas de mal. Sympathique sans être boulversifiant. Bon enfant sans tomber dans le culcul. J’ai même failli avoir la larme à l’œil à un moment.

Un extrait ? « Papa, j’en reviens pas que tu fumais, que tu buvais et que tu étais un traînée. Mais je t’aime toujours. »

dimanche 15 juin 2008

Sagan



Le cinéma français s’est toqué des biopic si nombreux à Hollywood. Après La Môme, voici Sagan. Le film commence à la ‘naissance’ de l’auteur, quand elle présente son premier roman à son futur éditeur. On traverse ensuite toute sa vie. Sa relation à l’écriture. Ses amitiés. Ses amours. Ses divorces. Son enfant. Ses dettes. Ses soucis de drogue. Sa déchéance. Jusqu’à sa mort.
Ce film a été tourné pour être initialement un téléfilm, avant qu’EuropaCorp n’en fasse l’acquisition pour une sortie cinéma.

3 raisons d’aimer
  • L’histoire vraie. Peu importe l’histoire. A moi, si on dit que c’est une histoire vraie, elle a gagné 100 points dans mon capital sympathie.
  • Le jeu de Sylvie Testud. Elle présente une indéniable performance d’interprétation. Voire de mimétisme. On ne voit plus l’actrice mais une autre qui se trouve être Françoise Sagan. Tant qu’on en est à parler des acteurs, j’ai également apprécié Pierre Palmade en Jacques Chazot. Ainsi que les autres amis de l’écrivain, justes et attachants : Jeanne Balibar et Lionel Abelanski.
  • La curiosité suscitée. Je ne connaissais pas Françoise Sagan autrement que vaguement. Et pas du tout ses écrits. Après la séance, j’ai juste envie de la lire Bonjour tristesse en premier. Commençant en me précipitant sur Internet et Wikipedia à peine rentrée chez moi.


3 raisons de bouder

  • Arielle Dombasle. J’y peux rien, cette actrice m’insupporte. C’est épidermique. Je n’arrive pas à la voir. Et dans le rôle d’Astrid (amie de cœur et de lit des dernières années de Sagan, Ingrid Méchoulam, de son nom réel), je ne la trouve pas plus convaincante qu’ailleurs.
  • Les raccourcis. Bien entendu qu’un film de près de 2 heures ne peut pas raconter toute une vie dans les moindres détails. Surtout une vie aussi intense que celle de Sagan. Comme je l’ai écrit, je ne connaissais pas bien mon sujet.
    Parfois je me suis un peu égarée dans les personnages et leurs rapports les uns aux autres. Des personnages aux caractères et vies très réduits.
    On se perd parfois aussi dans le temps. Le récit est linéaire. Mais sautant de longues années sans prévenir.
  • Le détachement. On vit dans la vie de Sagan et en même temps, j’ai eu un sentiment de distance. De l’observer de loin. Il manque un petit quelque chose qui touche au coeur. C’est peut-être dû à la réalisation classique. A la volonté téléfilmesque première de présenter Sagan et non de prendre parti.


En bref ? Un intéressant film comme introduction à une écrivain que je méconnaissais. Un film qui me donne envie de la découvrir. Négligeant l’émotion mais porté par de bons acteurs.

Un extrait ? « Je ne tire pas de bilan, je n’ai jamais su compter. J’écris des livres, c’est beaucoup moins contraignant. »

mardi 10 juin 2008

Indiana Jones et le royaume du Crâne de cristal



J’ai au moins trois trains de retard sur ce coup là. Ce nouvel opus de la saga Indiana, toute la terra l’a déjà vu. Mais la faute à Cécile (en partie) qui souhaitait que je l’attende, je ne l’ai vu qu’hier.
Pour la peine. Et parce qu’avant la sortie de toutes façons l’histoire était classée top secrète. Et parce que, partout, des petits éléments ont été racontés. Et parce que donc, y’aura personne pour râler qu’ils savent pas de quoi que ça cause. Pour la peine, je ne fais pas de résumé de l’intrigue.
A si, en 4 mots : Quatrième épisode d’Indiana Jones. (27 ans après le premier, 19 ans après le troisième)

3 raisons d’aimer

  • Le retour d’un héro de notre enfance (même pas j’étais née pour la première sortie). Le marketing s’est déchaîné sur ce coup là. Mais reste la magie d’un personnage et d’un univers. Dont je ne suis pas une fan absolue, seulement une amatrice. Ce goût, on le retrouve dans ce film. A certains moments plus que d’autres. On le retrouve.

  • Quelques petites nouveautés. Un renouvellement agréable. Passant par l’arrivée de Shia LaBeouf. Qui contribue à lui tout seul à faire passer la moyenne d’âge des acteurs sous la barre de la retraite. Il faut admettre qu’il est la caution jeunesse du film. Celui présenté comme possible repreneur de flambeau.
    Une non nouveauté mais très sympathique. Est le retour de Marion, la première Indy’s girl. Pas mal d’années en plus, mais apportant des scènes très sympas. Des échanges picottants avec notre héro.

  • Le bon moment. Pendant la séance, j’ai haussé les sourcils une bonne poignée de fois. Je n’ai pas été profondément transportée. Mais ma première impression, au générique de fin, c’est que j’avais passé un bon moment. Sans voir défiler les 2h03 de film. J’avais des tonnes de critiques à faire (et je les ai faites), mais j’ai vu un agréable divertissement. Et parfois c’est tout ce que l’on demande à un film, n’est ce pas ?



3 raisons de bouder

  • Les 15 premières minutes plus que poussives. Même superflues, inutiles, voire barbantes. L’amorce de l’intrigue et la façon dont Indiana se sort de ce premier guêpier sont totalement tirés pas les cheveux. Je me suis vraiment ennuyée pendant tout le début. Ce début qui aurait pu être zappé. Avec 10 minutes suivantes pas encore totalement folichonnes. Je crois qu’on peut dire que ce film est long à décoller.

  • Les incohérences en série. En gros tas bien hauts même. Je ne vais pas les détailler ici. Déjà, car ce serait dévoiler une trop grosse partie de l’histoire. Quelques uns pour résumer. Les bagarres ne sont pas vraiment crédibles. Entre l’absence de marques et de sang sur le visage d’Harrison sur qui les coups pleuvent (tout au plus quelques petites traces de transpiration). Et Harrison qui est certainement super héro vu la forme qu’il tient à son âge.
    Les raccourcis sont très nombreux. Plusieurs fois, Indiana semble passer d’archéologue à devin. Tellement il devine tout à partir de rien. M’enfin, mieux vaut encore devenir devin que se transformer spontanément en Tarzan !
    Des blancs qui deviennent noir pour redevenir blancs, quelques minutes plus tard. Je pense notamment aux propriétés du fameux crâne de cristal évoluant en fonction des intérêts pour l’histoire.
    Honnêtement, ça tombe pas mal de fois dans le ridicule. Less is more paraît-il. Pas trop de less mais un peu moins de more aurait certainement aidé à un peu plus de cohérence.

  • Le centre de l’intrigue m’a déplu. Ca semble vraiment rédhibitoire présenté ainsi. Tout n’est pas à jeter. Mais, autant j’aime les fouilles d’Indy old school. Autant j’ai eu du mal à accrocher au penchant SF de cet opus. J’aime moyennement le rapprochement entre les petits hommes verts et les mythes sud-américains. Cette appréciation est subjective et ma subjectivité n’est pas orientée dans ce sens.


En bref ? Le retour d’Indiana Jones, dans un épisode bourré d’incohérences et à l’intrigue peu claire, néanmoins agréable et divertissant.

Une réplique ? « On atteint l’âge où la vie ne donne plus et commence à reprendre. »

lundi 2 juin 2008

Un conte de Noël



Les Vuillard sont une famille complexe. Abel et Junon ont eu quatre enfants. Joseph, mort à sept ans d’un cancer rare. Aucun membre n’était génétiquement compatible pour le sauver. Pas ses parents. Pas sa petite sœur, Elizabeth. Même pas Henri qui avait été conçu dans cet espoir.
Le petit dernier, Ivan, a peut-être aidé chacun à surmonter le traumatisme. Pendant un temps seulement.
Adultes, Elizabeth a banni Henri de la famille. Pour une raison inconnue de tous. Ca a été la fin des réunions de famille pour des années.
Chacun ses plaies. Chacun ses secrets. Chacun ses démons. Des non-dits pour tous.
Ils ne s’aiment pas. Ou ils s’aiment mal. L’un qualifie leur relation de « guerre tribale ».
Un Noël, la réapparition d’une maladie, un cousin triste, un petit-fils mentalement perturbé, vont réunir les membres de cette famille. Pour un conte de Noël tragique. Bien loin des contes de fées.

3 raisons d’aimer

  • Une présentation au Festival de Cannes. Je vous l’accorde, ce n’est pas une vraie raison d’aimer. Mais une des raisons qui a attisé ma curiosité.
  • Le casting. Un juxtaposition de grands noms tels que Catherine Deneuve, Emmanuelle Devos, Mathieu Almaric, Hyppolite Girardot, Chiara Mastroianni. Et Melvil Poupaud qui est troooop craquant.
  • Une réalisation présentant quelques originalités. Certaines scènes sont visuellement très jolies. Le découpage en chapitre. Les personnages s’adressant à la caméra pour se livrer. Les mises en scène d’un œilleton à travers lequel le spectateur inspecte cette réunion.


3 raisons de bouder

  • Les scènes de maladie. Je me suis sentie mal pendant certaines. Le film est perturbant pour qui ne se sens pas bien face à la maladie. Même deux scènes que je pourrais qualifier d’horreur. Je me suis cachée les yeux, c’est dire. Il y a un certain mérite à parler du sujet de la greffe. Je n’ai seulement pas été touché par toute l’histoire autour.
  • L’inabouti. Petit à petit, on découvre quelques secrets. Jamais totalement. Certains restant sans aucune réponse. Les mobiles de chacun restant flous. On effleure sans pénétrer dans l’histoire. J’ai trouvé cela très frustrant. Quelques explications supplémentaires m’auraient aidée à accrocher au dénouement peut-être.
  • Je suis ressortie sans. Sans réelle sensation. J’ai vu un film. Une histoire embrouillée. Je n’ai rien ressenti. Ah si, je suis peut-être trop fleur bleue et idéaliste. Mais cette famille m’a mise mal à l’aise. Dérangée. Cette relation sans amour. Un enfant conçu pour sauver son grand frère et inutile car non compatible. Des enfants portant le poids de fautes qu’ils n’ont pas commises.

En bref ? Ce conte de Noël, qui n’a rien d’un rien de féerique, n’est pas franchement ma tasse de thé. Il fait partie de ce cinéma français, certainement intelligent, mais pas passionnant. En tous cas, pas pour moi, une fille peut-être limitée.
J’ai lu quelque part que c’était une « tragédie gratuite ». C’est ce que j’ai ressenti. Ni divertissant. Ni instructif. Ni amenant à réfléchir. Un film un peu trop gratuit à mon goût.

Un extrait ? La mère et son fils tous deux très froidement : « Elle : Tu ne m’aimes toujours pas.
Lui : Je ne t’ai jamais aimé.
Elle : Moi non plus. »

samedi 31 mai 2008

Sex and the City


Honnêtement est-il besoin de raconter quoi que ce soit sur l’histoire ? Tout le monde ne connaît-il pas la série dont est tiré ce long-métrage ? Est-il besoin de présenter Carrie, la chroniqueuse amoureuse de la mode et de Mister Big ? Est-il besoin de présenter Samantha, l’indépendante à la vie sexuelle débridée ? Est-il besoin de présenter Miranda, la working girl désabusée de l’amour ? Est-il besoin de présenter Charlotte, la bourgeoise rêvant de romance et vie bien rangée ?
Hmm, non je ne crois qu’il y ait besoin de tout cela. A moins que vous viviez sur une autre planète. Et loin de toute télévision. Vous connaissez les bases…


3 raisons d’aimer

  • Les retrouvailles. J’adore retrouver une série que j’ai aimé (ou un livre ou un film). Ca me fait comme revoir de vieux amis. Toujours un peu excitant. Parfois décevant. J’ai changé. Ils ont changé. On a évolué différemment. Souvent la tendresse suffit à faire mon bonheur. Cette impression de prolongation, de bonus. Si vous avez aimé la série, vous ressentirez certainement cela.

  • Les sentiments procurées. Un duo magique est réuni ici. L’humour. Allié à l’émotion. J’ai ri. J’ai pleuré. Beaucoup ri. Pleuré à deux reprises. Une scène triste qui m’a fait une boule à la gorge. Une scène toute belle toute rose. Un film suscitant ce duo (même si, ni l’un ni l’autre ne sont très difficile chez moi) ne peut que faire passer un bon moment.

  • Ca marche tout simplement. Malgré tout ce que je vais lister ci-dessous. Malgré tout ce qui pourrait objectivement faire tourner la sauce. Les clichés. Les rebondissements si prévisibles. Les attitudes tellement énervantes. Il marche tout simplement. La séance passe toute seule. Les 2h25 sont très agréables. La sauce prend presque par enchantement.
    J’avoue, qu’à la sortie, j’étais même un peu remuée par certaines pensées.


3 raisons de bouder

  • Le côté factice. L’amitié entre ces 4 filles qui m’a semblé à plusieurs moments trop feinte. Dans la vraie vie, leurs rapports sont loin d’être si chaleureux. Et ça se ressent parfois, malgré leurs talents d’actrices. Ou peut-être à force d’en faire trop.
    Les relations étant la partie émergée de l’iceberg. Tout peut sembler en carton-pâte. Parce que le point suivant.

  • Des personnages d’un autre monde. Totalement différente de la fille profondément normale que je suis. Ces "extraordinaires", qu’à vrai dire, je n’envie même pas sur une tonne de points. Elles ont des vies trop compliquées. En particulier dans leurs relations amoureuses. Où elles font du grand n’importe quoi. Portant des fringues aux prix inaccessibles et importables dans la vraie vie.
    Carrie, personnage central, me semble la plus irréelle. Et pas la plus intelligente avec son amour pour un Mister Big la blessant continuellement.

  • La très longue publicité. Des marques sont citées et montrées à longueur de bobine. Je sais qu’un film se finance en partie de cette manière. Je sais que la mode est au cœur de cet univers. Mais la limite du too much n’est pas loin. Certaines scènes frôlant le catalogue ridicule.


En bref ? Un très long épisode de Sex and the City, moins piquant que certains, mais conservant toujours une grosse dose d’humour et d’amitié et d’amour. C'est-à-dire l’essence de la série en un peu plus consensuel. De quoi passer une très bonne soirée entre copines.

La première scène ? Un petit résumé des situations à la fin de série. Pour ne pas perdre ceux qui n’auraient pas suivi de près les derniers épisodes.

Un extrait ? « La vingtaine est faite pour profiter. La trentaine sert à apprendre. La quarantaine, à payer des verres. »

Pour conclure : Cet article reflète bien les nuances que je peux mettre à mon amour pour cette série.

lundi 19 mai 2008

The Nanny Diaries *


Annie, tout juste diplômée, ne sait pas trop ce qu’elle souhaite faire de sa vie. Ni qui elle est d’ailleurs.
En plein questionnent et au hasard d’une rencontre, elle décide de travailler comme nanny chez une famille aisée de Manhattan. Elle pensait ce que ce sera un job facile. Se trompant lourdement.
Une mère névrosée. Un père obsédé de travail absent. Leur fils délaissé se laisse peu à peu apprivoiser par sa nanny…


L’histoire du film est tirée d’un roman de Emma McLaughlin et Nicola Kraus.

3 raisons d’aimer


  • La peinture d’une tribu : les habitants de l’Upper East Side. Croqués à la façon d’une étude ethnographique. De la caricature, peut-être. Mais pourtant, pas très éloignée de la réalité pourtant (les co-auteurs et la co-réalisatrice ont été elles-mêmes nannies)

  • Scarlett Johansson que j’admire dans chacun de ses films. Sa plastique forcément. Son jeu toujours. Le petit acteur jouant Grayer est adorable. A noter, également, la présence d’Alicia Keys, dans un petit rôle. Loin d’être déterminant dans l’histoire.

  • Les clins d’œil à Mary Poppins. Très mignons, même s’ils sont faciles.


3 raisons de bouder


  • Le côté trop sérieux dans le traitement. Je pensais rire de certaines situations. L’accent a été mis sur la volonté d’émouvoir. Le rendu finit par être un peu lisse.

  • J’aurai apprécié un peu plus de profondeur dans le personnage d’Annie. Je ne sais pas. Peut-être qu’elle soit un peu moins parfaite, en fait.

  • Par obligation. Le film n’est à l’affiche que de peu de cinémas à Paris. Etonnant d’ailleurs, au vu du peu de sorties actuellement.

En bref ? Un film très relativement moyen mais avec quelques éclairs poétiques et une description d’une partie de la société new-yorkaise.

Une réplique ? "Un enfant n’est pas un accessoire commandé sur catalogue."



* Ou Le Journal d’une baby-sitter. Mais je n’aime pas cette traduction française. Une nanny est un job différent de celui d’une baby-sitter. Les nannies, ce sont ces femmes qui élèvent les enfants des autres. Des autres très riches et occupés à un tas de choses autres que leur progéniture.

jeudi 15 mai 2008

27 robes et Jackpot

Ces dernières semaines, j’ai vu deux comédies-sentimentalo-romantiques-de-fifilles. Un genre que j’apprécie particulièrement.
Normal, puisque je suis une fifille !


Ou l’histoire d’une jeune femme (la jolie Katherine de Grey’s Anatomy), plus douée pour s’occuper des autres que d’elle-même. Une jeune femme célibataire, passionnée de l’organisation de mariages. Une jeune femme, assistante d’un homme dont elle est amoureuse. Une jeune femme, sœur de celle qui va séduire son patron (oui oui celui dont elle est amoureuse)…


Ou l’histoire un brin loufoque, d’une fille (Camerooon) larguée par son fiancé devant tous leurs amis, et d’un garçon (Ashtoooooon) viré par son propre père. Ils ne trouvent rien de mieux pour se remonter le moral que de se passer la bague au doigt à Las Vegas. Le lendemain, l’un gagne 3 millions de dollars avec la pièce de l’autre. La guerre est déclarée quand un juge les condamne à 6 mois de mariage forcé…


3 raisons d’aimer
  • Les bombes méga sexyes. Pour tous les penchants. Les miens : James Marsden et Ashton Kutcher. Les autres : Katherine Heigl et Cameron Diaz. Y’a de quoi faire du bien aux yeux !
  • L’humour. J’ai bien ri de pas mal de situations, en particulier dans Jackpot. Des dialogues très sympas et croustillants.
  • Les bons sentiments. Voici des films qui ne font pas de mal. De bon remonte-moral après une journée un peu tendue. Des séances dont je suis sortie le sourire aux lèvres. Et quand vous avez le cœur aussi sensible que le mien, il y a même de l’émotion.


3 raisons de bouder
  • Si vous aimez les films à haute portée intellectuelle. Les films d’auteurs. Ceux qui font réfléchir. Ceux susceptibles de concourir au Festival de Cannes. Ces productions-ci jouent dans la cour du très léger.
  • Si vous êtes un garçon. De ceux qui n’aiment pas les histoires d’amûûûr. De ceux dont le film préféré est Fast and furious ou Full contact.
  • Si vous êtes une fille totalement déprimée. De celles qui souffrent devant ces superbes nanas qu’elles ne seront jamais. De celles qui souffrent devant ces mecs gaulés comme des dieux qu’elles n’auront jamais. De celles qui s’apitoient sur leur sort devant chaque amourette trop romantiquement belle. Tu sais fillette : ces contes de fées-sans-fée, ça n’existe pas en vrai dans nos vies-pas-en-toc, pas la peine de se faire du mal .

En bref : deux filmounets sympathiques et divertissants faisant passer un moment agréable, sans conséquence. Je dirais même qu’au sein de cette catégorie, ils sont dans le haut du panier !