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jeudi 24 juillet 2008

Fermeture définitive


PARIS, 23 juil 2008 (AFP) - Le magasin de Paris Haussmann, l'un des deux derniers de l'enseigne Bouchara, distributeur de tissus depuis plus de 100 ans, fermera en août pour laisser sa place au groupe d'habillement H&M (Hennes et Mauritz), a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
Le magasin, plus de 2.000 m2 à deux pas du boulevard Haussmann, et ses 100 salariés, essentiellement des femmes, a été revendu en juillet à H&M, pour un montant non communiqué, par le groupe de distribution Omnium qui possède notamment l'enseigne Eurodif.
La marque Bouchara, qui propose également de la mercerie, du linge de maison et de la décoration, demeure présente en France, sauf à Paris, à travers une soixantaine de points de vente au sein des magasins Eurodif. Le dernier magasin se trouve à Cannes (Alpes Maritimes), a précisé à l'AFP un porte-parole d'Omnium, propriétaire de Bouchara depuis 1992.
L'enseigne, créée en 1902 à Marseille par Charles Bouchara, était installée depuis 1936 dans le quartier du boulevard Haussmann, très touristisque et où se côtoient notamment les Galeries Lafayette et le Printemps.
"C'est une page qui se tourne pour ce mode de distribution", a commenté le porte-parole, reconnaissant que le magasin ne faisait "pas un volume (de ventes, ndlr) suffisant pour pouvoir se permettre d'être à cet endroit-là".
Les "charges sont telles qu'elles ne peuvent être couvertes que par des magasins dont le modèle économique est de faire beaucoup de volume" comme H&M, a-t-il relevé.
Pour le groupe suédois, qui possède déjà un magasin dans ce quartier, il s'agit de "toucher une nouvelle clientèle" avec "notamment un département enfant étendu". "La date d'ouverture n'est pas encore déterminée", des travaux étant nécessaires, a indiqué une porte-parole.H&M s'est "engagé à conserver l'ensemble du personnel" de Bouchara.
"Son expérience et ses compétences seront pour nous un atout supplémentaire", a-t-elle affirmé, soulignant que des formations seraient proposées aux vendeuses dont la moyenne d'âge atteint 45 ans.
Malgré l'assurance officielle de ne pas être licenciées, ces dernières sont "inquiètes" de leur avenir au sein d'une enseigne qui vise plutôt une clientèle jeune, a témoigné l'une d'entre elles.

Une nouvelle peu surprenante mais qui m’attriste tout de même.

Bouchara, j’aimais y traîner au milieu des tissus.
Bouchara, j’y ai acheté mes fournitures pour les deux dernières soirées déguisées.

Je trouve triste que plus personne ne couse. Même s’il est bien plus facile et rapide d’acheter du tout fait.
Même si moi-même je ne couds pas. Tout en ayant envie de m’y mettre un jour.

Où vais-je trouver le matériel pour bidouiller mes futurs costumes ?
Il va peut-être falloir faire des réserves ;-)

vendredi 11 juillet 2008

Et pan Indy, dans les dents...





De cristal, les dents !
Des infos fraîches éclairant le dernier opus des aventures d’Indiana Jones :





PARIS, 9 juil 2008 (AFP) - Les crânes de cristal de roche dits aztèques ou mayas du British Museum à Londres et de la Smithsonian Institution à Washington sont des faux, comme celui du musée du Quai Branly à Paris, selon une étude publiée mercredi dans la revue Journal of Archaeological Science.
"Les crânes (de Londres et Washington) ne sont pas pré-colombiens. Ils doivent être considérés comme étant de manufacture relativement moderne", selon les auteurs de l'article qui estiment qu'ils ont "probablement été réalisés moins d'une décennie avant leur première mise en vente" au XIXe siècle.
Les scientifiques qui ont analysé les crânes ont conclu qu'ils avaient été taillés et polis par des outils datant de l'ère industrielle.
Il existe dans le monde 12 "crânes de cristal" répertoriés, dits aztèques ou mayas, apparus sur le marché des antiquités à la fin du XIXe siècle. Neuf d'entre eux appartiennent à des personnes privées.
Celui du Quai Branly, qui présente "des traces d'abrasion et de polissage effectuées avec des outils modernes", date "du XIXe siècle, et vraisemblablement de sa seconde moitié", avaient conclu il y a trois mois les scientifiques qui l'avaient examiné.
Le crâne de Londres, de 15 cm de haut, acheté par le British Museum en 1897, a été travaillé avec des tours pour lui donner son aspect, et avec une foreuse pour les orbites et les narines. Du diamant et du corindon ont par ailleurs été appliqués avec des outils en fer et en acier pour lisser sa surface, a révélé son examen avec un microscope électronique.
La Smithonian Institution a acquis son crâne de cristal, haut de 25,5 cm, en 1992. Des "légères traces" d'outils, comme des meules - des outils qui n'existaient pas en Amérique latine avant l'arrivée des Européens -, ont été notées à sa surface. Par ailleurs, du carbure de silicone - un composé trouvé uniquement dans des météorites et utilisé dans les abrasifs modernes - a été décelé dans une petite cavité.
Enfin, des petites irrégularités dans le quartz montrent que celui du crâne de Londres provenait des Alpes, du Brésil ou de Madagascar, et celui de Washington peut avoir "de nombreuses sources potentielles", dont le Mexique et les Etats-Unis.
Le crâne du British Museum était passé au XIXe siècle, comme celui du Quai Branly, entre les mains d'un marchand très controversé, Eugène Boban, soupçonné de supercherie.
Le premier achat connu pour celui de la Smithonian Institution remonte à Mexico en 1960, et les scientifiques pensent qu'il avait "probablement été usiné peu de temps avant son acquisition".
Les 12 crânes de cristal ont toujours été entourés de mystère. Ils auraient été apportés sur terre par un peuple venu de la mythique Atlantide, pour faire don de leurs connaissances aux hommes, puis gardés dans une grande pyramide par les Olmèques, les Mayas, puis les Aztèques qui les auraient dispersés.
Les crânes pouvaient manger ou parler et bénéficiaient de multiples pouvoirs une fois réunis. Et si on les aligne le dernier jour du calendrier maya - le 21 décembre 2012 - la Terre ne pourra pas basculer, raconte encore la légende.



Tant pis pour Indiana. Le scénario n’était déjà pas bien abouti. La légende sur laquelle se base le film devient tout à coup bien moins mystérieuse.
Ce n’est pas demain la vieille que l’on aura la preuve de l’inspiration extraterrestre aux grandes civilisations…

mardi 8 juillet 2008

Je peux partir !

Pile un mois avant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin.

PEKIN, 4 juil 2008 (AFP) - Pékin, réputée jusqu'à présent pour ses toilettes malodorantes et peu avenantes, a promis d'offrir du papier hygiénique et du savon aux milliers de touristes qui vont déferler pour les jeux Olympiques en août prochain, ont promis les responsables chinois.
La ville s'est mise en quatre pour améliorer ses 4000 toilettes publiques, afin que la visite de ces lieux soit "une expérience plaisante" a expliqué Yu Debin, directeur adjoint de la commission de tourisme au journal China Daily.
Les toilettes publiques chinoises ont longtemps été une étape redoutée par les visiteurs étrangers, craignant notamment les chasses d'eau fonctionnant rarement et l'absence de papier.
En 2005, la ville a lancé une campagne pour améliorer ses toilettes et les adapter aux critères occidentaux en vue des jeux Olympiques de Pékin qui se dérouleront du 8 au 24 août.
Les autorités ont également tenté d'inculquer quelques leçons de savoir-vivre à ses citoyens, les incitant notamment à ne plus cracher par terre ou à ne pas tricher dans les files d'attente.


Une news capitale pour qui part un mois à Pékin dans à peine plus de quelques jours…
Qui ?
Moi.

jeudi 3 juillet 2008

Tu seras un symbole mon fils


PEKIN, 11 juin 2008 (AFP) - Plus de 4.000 Chinois ont été appelés "Olympique" par leurs parents, selon un recensement publié par la police et cité mercredi par les médias chinois.
Sur les 4.104 Chinois qui ont pour prénom "Olympique", l'écrasante majorité sont des hommes (92,50%, soit 3.796 personnes), a précisé le centre de renseignements sur les identités qui dépend de la police.
Selon ce dernier, deux pics ont eu lieu en 1992 et 2001, lors des deux années d'attribution des JO, avec respectivement 680 et 553 cas.
La ville de Pékin, candidate malheureuse la première fois, avait été désignée en 2001 pour l'organisation des JO en août 2008.

Je me demande pourquoi. Pourquoi, en 1998 ou en 2007, nous n’avons pas eu de pic de Coupedumonde en France ? Pourquoi cette n’année pas de petits Euro en Suisse ou Autriche ?

Ca aura pu être drôle dans les cours de récréation !

jeudi 26 juin 2008

Le parfait sandwich au fromage


LONDRES, 20 juin 2008 (AFP) - Des scientifiques britanniques ont élaboré une formule mathématique destinée à créer le parfait sandwich au fromage grâce à un savant dosage associant notamment mayonnaise, salade et cheddar, selon le responsable de l'étude de l'université de Bristol (sud-ouest de l'Angleterre).
Cette équation, qui prend en compte neuf variables, a été mise à disposition du public sur le site Internet www.cheddarometer.com, pour permettre aux internautes de réaliser un sandwich sur mesure en adaptant la quantité de cheddar, spécialité fromagère britannique, nécessaire en fonction des ingrédients choisis.
Pour les mathématiciens, la formule est W=[1 + ((bd)/6.5)) - s + ((m-2c)/2) + ((v+p)/7t)] (100 + l/100).
"W" est l'épaisseur de cheddar en millimètres, "b" l'épaisseur du pain et "d" sa particularité (blanc, céréales), "s" est la quantité de margarine ou de beurre et "m" le volume de mayonnaise. Les autres paramètres pris en compte sont notamment la quantité de laitue ("l"), de pickles ("p"), de tomates ("v").
La formule est le résultat d'une recherche dirigée par le professeur Geoff Nute à l'université de Bristol en utilisant des cobayes humains et de complexes instruments de mesure pour étudier plusieurs centaines de sortes de cheddar et déterminer, en fonction du goût et de la texture, la quantité nécessaire en fonction des différents ingrédients ajoutés.

Me voici partagée :
Entre l’écroulement de rire de constater que certains scientifiques s’amusent à travailler sur de telles formules inutilement futiles donc essentielles.
Et stupéfaction de constater que certains scientifiques s’amusent à travailler sur de telles formules alors que tant de domaines scientifiques essentiels restent flous.

Et puis après tout, en matière de nourriture, la perfection est toute subjective. Il en faut pour tous les goûts ;-)

mardi 13 mai 2008

Un réverbère écolo

Une petite info glanée par hasard, je l’espère, annonciatrice d’un futur plus positif :

CANNES, 6 mai (Reuters) - Un réverbère fonctionnant grâce à l'énergie solaire et éolienne a été présenté récemment à une cinquantaine d'élus d'Alpes-Maritimes et pourrait être prochainement commercialisé.
Au terme d'une recherche de quatre ans, la société Expension et Développement vient de présenter à Cannes le Windela, premier réverbère autonome fonctionnant par aérogénérateur et panneau photovoltaïque.
Une éolienne et un panneau solaire, le vent et le soleil, c'est l'idée de cette société pour faire fonctionner ce réverbère de façon complètement autonome. L'énergie ainsi produite est emmagasinée dans deux batteries donnant à l'appareil une autonomie de cinq jours.
Une fois posé, le Windela (encore au stade de prototype mais dont la production en série devrait démarrer cet été) ne nécessite aucune alimentation électrique, aucun raccordement, pas de câblage, pas de tranchée, et sa maintenance est extrêmement réduite.
"Sachant qu'un mètre de câble coûte environ 150 euros et qu'il faut parfois 30 mètres pour relier deux réverbères, vous imaginez l'économie" a expliqué le concepteur de Windela, Nazilh El Yazigi, à des élus de la région.
Ce type de réverbère est associé à une vasque éclairante ultra-performante de 42 LEDs d'une efficacité de 57 lumens.
"Elle est trois fois moins gourmande en électricité et d'une durée de vie dix fois supérieure à celle d'une ampoule traditionnelle", affirme le concepteur.
Seul bémol: le prix de l'appareil, 4.600 euros pièce, encore un peu cher pour certains maires de petites communes, même si au bout du compte ils devraient s'y retrouver.
L'éclairage public représente aujourd'hui 38% de la facture globale d'électricité de chaque commune de France et 12% de la consommation en électricité de la planète.


Il reste à voir si ce réverbère fonctionne efficacement en conditions réelles. Et sur le long terme.
A voir si le système peut fonctionner dans tous les environnements. Totalement urbain autant que campagne ? (Là où l’ombre est plus présente que le soleil et le vent pas toujours des plus forts). Nord de la France comme au sud ? (Là où il est de notoriété publique que l’ensoleillement ne dépasse pas les 10 jours par an)
A voir, encore plus, si les collectivités seront prêtes à investir dans de telles installations.

Ce type d’initiatives ne sauve pas encore le monde de sa perte. Mais mises bout à bout, elles permettront, peut-être, de le rendre un peu moins pire.