
Les Vuillard sont une famille complexe. Abel et Junon ont eu quatre enfants. Joseph, mort à sept ans d’un cancer rare. Aucun membre n’était génétiquement compatible pour le sauver. Pas ses parents. Pas sa petite sœur, Elizabeth. Même pas Henri qui avait été conçu dans cet espoir.
Le petit dernier, Ivan, a peut-être aidé chacun à surmonter le traumatisme. Pendant un temps seulement.
Adultes, Elizabeth a banni Henri de la famille. Pour une raison inconnue de tous. Ca a été la fin des réunions de famille pour des années.
Chacun ses plaies. Chacun ses secrets. Chacun ses démons. Des non-dits pour tous.
Ils ne s’aiment pas. Ou ils s’aiment mal. L’un qualifie leur relation de « guerre tribale ».
Un Noël, la réapparition d’une maladie, un cousin triste, un petit-fils mentalement perturbé, vont réunir les membres de cette famille. Pour un conte de Noël tragique. Bien loin des contes de fées.
3 raisons d’aimer
- Une présentation au Festival de Cannes. Je vous l’accorde, ce n’est pas une vraie raison d’aimer. Mais une des raisons qui a attisé ma curiosité.
- Le casting. Un juxtaposition de grands noms tels que Catherine Deneuve, Emmanuelle Devos, Mathieu Almaric, Hyppolite Girardot, Chiara Mastroianni. Et Melvil Poupaud qui est troooop craquant.
- Une réalisation présentant quelques originalités. Certaines scènes sont visuellement très jolies. Le découpage en chapitre. Les personnages s’adressant à la caméra pour se livrer. Les mises en scène d’un œilleton à travers lequel le spectateur inspecte cette réunion.
3 raisons de bouder
- Les scènes de maladie. Je me suis sentie mal pendant certaines. Le film est perturbant pour qui ne se sens pas bien face à la maladie. Même deux scènes que je pourrais qualifier d’horreur. Je me suis cachée les yeux, c’est dire. Il y a un certain mérite à parler du sujet de la greffe. Je n’ai seulement pas été touché par toute l’histoire autour.
- L’inabouti. Petit à petit, on découvre quelques secrets. Jamais totalement. Certains restant sans aucune réponse. Les mobiles de chacun restant flous. On effleure sans pénétrer dans l’histoire. J’ai trouvé cela très frustrant. Quelques explications supplémentaires m’auraient aidée à accrocher au dénouement peut-être.
- Je suis ressortie sans. Sans réelle sensation. J’ai vu un film. Une histoire embrouillée. Je n’ai rien ressenti. Ah si, je suis peut-être trop fleur bleue et idéaliste. Mais cette famille m’a mise mal à l’aise. Dérangée. Cette relation sans amour. Un enfant conçu pour sauver son grand frère et inutile car non compatible. Des enfants portant le poids de fautes qu’ils n’ont pas commises.
En bref ? Ce conte de Noël, qui n’a rien d’un rien de féerique, n’est pas franchement ma tasse de thé. Il fait partie de ce cinéma français, certainement intelligent, mais pas passionnant. En tous cas, pas pour moi, une fille peut-être limitée.
J’ai lu quelque part que c’était une « tragédie gratuite ». C’est ce que j’ai ressenti. Ni divertissant. Ni instructif. Ni amenant à réfléchir. Un film un peu trop gratuit à mon goût.
Un extrait ? La mère et son fils tous deux très froidement : « Elle : Tu ne m’aimes toujours pas.
Lui : Je ne t’ai jamais aimé.
Elle : Moi non plus. »
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